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Rendez-vous en terre chinoise

Par perayu
Rendez-vous en terre chinoise

Perayu aime voyager et particulièrement en Asie où il s'est rendu très régulièrement entre 1994 et 2002. Il a ainsi décrit dans un carnet de voyage de nombreux séjours qu'il retranscrit régulièrement sur Tripper-tips.com. Zoom sur une de ses étapes : Lijiang.

Le voyage jusqu'à Lijiang, quoique de moins de six heures, sembla interminable. La route gravissait un col escarpé puis serpentait le long d'une rivière au fond d'un val avant de gravir un nouveau col. Au moment où le car commençait sa descente vers la vallée, sur le versant d'en face nous distinguions une route sinueuse que nous n'atteindrions que quarante cinq minute plus tard, alors qu'à vol d'oiseau, le trajet ne devait pas faire plus de cinq kilomètres. Et ainsi s'enchaînaient les monts jusqu'à ce que nous atteignîmes enfin, en filant sur la nouvelle voie rapide, les faubourgs d'architecture moderne, en construction à la périphérie de la cité.

Le car prit un rond-point à contresens et entra dans la gare routière où nous grimpâmes dans un taxi collectif qui nous conduisit au centre. Nous logions au Lijiang Hotel, à proximité de la vieille ville que nous visitâmes dans l'après-midi. Le froid, relativement vif en décembre à cette altitude (2400 mètres environ) et notre manque de vêtements adéquats nous obligea à une excursion au pas de course et nous ne jouissions pas pleinement de l'atmosphère de la cité dont j'avais escompté après avoir suivi, plusieurs mois avant notre départ, une saga hebdomadaire que lui consacrait la télévision française, qu'elle fût le point d'orgue de notre séjour dans l'Empire du Milieu.

La région de Lijiang était réputée pour les fameuses Gorges du Saut du Tigre, coincées entre deux hautes montagnes, qui comptaient une vingtaine de rapides et trois chutes. On nous déconseilla de nous y rendre, un touriste occidental y ayant été agressé et dépouillé quelques semaines auparavant.

Nous choisîmes alors de nous enfoncer dans le pays Naxi avec pour but le premier coude du Yangtze, à une soixantaine de kilomètres de Lijiang. En milieu d'après-midi, après une ballade dans les rizières surplombant le fleuve et un village Naxi, nous décidâmes de rentrer à l'hôtel. A l'endroit où le bus nous avait déposé le matin, renseignement pris auprès de quelques rustauds traînant dans le coin, il s'avéra que le dernier transport vers la ville passerait quelques minutes plus tard, vers quinze heures trente.

A peine eûmes-nous le temps de nous réjouir de ne pas être arrivés trop tard qu'apparût au loin un antique Pullmann entouré d'un nuage de poussière. Nous fîmes de grands gestes à l'attention du conducteur mais l'autobus fila devant nous et disparût. Les ploucs se marraient et nous dirent qu'il eut fallu héler le chauffeur avec plus de véhémence!... Fous de rage, nous nous retrouvâmes en rase campagne, sans moyen de rejoindre la ville ni hébergement à proximité. Nous décidâmes alors de nous rendre à pied jusqu'à la route asphaltée qu'avait emprunté notre autobus du matin, avant de bifurquer à gauche pour rejoindre le chemin caillouteux où nous nous tenions, penauds. Nous marchâmes une dizaine de kilomètres, faisant signe les quelques fois qu'un véhicule passait sur la piste. Mais personne ne s'arrêtait, pas même la police, dont nous avions pourtant lu l'éloge de sa serviabilité avec les étrangers. Après une heure de crapahut, nous atteignîmes la bande de bitume tant attendue.

A l'embranchement se trouvait une bicoque de bois dont le tenancier proposait boissons et snacks aux automobilistes de passage. Nous nous assîmes sur un banc et attendîmes jusqu'au soir un hypothétique convoyeur. Alors qu'Eric s'apprêtait à quémander le logis au patron du bistro, une voiture s'arrêta soudain. C'était un minibus touristique dont le client, un Chinois expatrié en visite au pays de ses ancêtres, accepta contre maigre rétribution de nous prendre en stop. Nous échangeâmes quelques mondanités en remerciement du service rendu puis, éreintés, nous endormîmes presque aussitôt sur le siège arrière du van.

Le lendemain, nous nous rendîmes à bicyclette à la lamaserie de Yufengsi. La proximité de la province autonome nous fit penser que le temple serait de style tibétain mais il ressemblait finalement à d'autres temples bouddhistes que nous ayons vus jusqu'alors. Le panorama sur la vallée y était toutefois d'une grande beauté. Au retour, nous empruntâmes les sentiers qui traversaient des villages affairés aux préparatifs de la célébration du Nouvel An Naxi.

De vraies histoires, des anecdotes à découvrir et de belles photos. Lire les trips de Perayu, c'est faire un voyage aussi bien géographique que temporel.

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